Dégustation,

Verano, une édition limitée de Davidoff

Tout beau, tout neuf, ce Davidoff Small Batch Verano, présenté dans un simple emballage de papier brun… 

J’ai apprécié ce module au format Gordo (24 x 152 mm). Il est doté d’une cape en provenance de l’Equateur, d’une sous-cape issue de République Dominicaine, tout comme la tripe (San Vicente visus, Piloto visus, Yamasa visus). 701 paquets de 10 vitoles seulement sont disponibles dans le monde.

Selon le fabricant, ses Master Blenders ont transformé des idées de nouveaux mélanges en chef-d’oeuvre. Le Verano a été fabriqué en 2016 et a vieilli jusqu’à ce moment où il est apparu sur les marchés.

Le module offre une souplesse juste comme il faut. La cape est jolie, légèrement nervurée. L’allumage se fait très facilement et une fumée assez forte apparaît de suite. Dès les premières bouffées, je ressens arômes gourmands, légèrement laiteux chocolatés ou caramélisés qui me donnent envie de continuer la dégustation même si le tirage est trop aisé à mon goût malgré une coupe biseautée de la tête. Et comme je dirais pour certains vins, ces arômes sont longs en bouche, on les ressent durant un bon moment. La cendre est belle et solide, elle résiste assez longtemps avant de rejoindre le cendrier. Les arômes du début perdurent pendant une vingtaine de minutes. La vitole est vraiment agréable. Vers le deuxième tiers, ça devient un peu épicé mais ce n’est pas très marquant. En cherchant bien, on découvre des arômes terreux et j’ai eu un moment l’impression de sentir un goût de thé. A un moment, le poivre devient dominant, une sensation qui durera jusqu’à la fin. Un dégazage n’a rien apporté de neuf à la fin de cette dégustation. 

Mais ce Davidoff Verano est assez subtil et demande à être bien exploré. J’y reviendrai évidemment avec un réel plaisir mais avec plus d’attention. Je l’ai dégusté en un peu moins d’une heure et demie, accompagné uniquement d’eau fraîche, tout en rédigeant un article pour un journal.